Une trop bruyante solitude

D’après le roman de Bohumil Hrabal

Adaptation et mise en scène : Hugo Verrecchia 
Avec :  Giorgio Carpintieri
Décors : Milena Tusa 

Majestueux cri de révolte lancé à l’assaut des sociétés totalitaires, l’histoire du narrateur, ouvrier dans une usine de vieux papiers destinés au recyclage, n’est pas sans faire penser – mutatis mutandis – au 1984 d’Orwell. Car notre héros, instruit presque malgré lui par la lecture des ouvrages interdits destinés au pilon (la Bible, le Talmud, les écrits de Lao-Tseu entre autres), va faire renaître ces chefs-d’ouvre sous la forme d’une autre œuvre d’art (qui n’est pas sans rappeler les travaux d’un Jiri Kolar) : les pages broyées sont transformées en ballots de papier décoratifs !

Divers incidents et personnages tragi-comiques viennent émailler cette fable sensible et émouvante qui invite le lecteur à une aimable réflexion sur la modernité, digne à la fois de nos philosophes des Lumières et des meilleurs esprits libertaires.
Une trop bruyante solitude, d’abord diffusé en 1976 à Prague sous forme de « samizdat » (publication clandestine), est sans doute le livre qui a valu au grand écrivain tchèque le plus de notoriété.

 


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