Majestueux cri de révolte lancé à l’assaut des sociétés totalitaires, l’histoire du narrateur, ouvrier dans une usine de vieux papiers destinés au recyclage, n’est pas sans faire penser – mutatis mutandis – au 1984 d’Orwell. Car notre héros, instruit presque malgré lui par la lecture des ouvrages interdits destinés au pilon (la Bible, le Talmud, les écrits de Lao-Tseu entre autres), va faire renaître ces chefs-d’ouvre sous la forme d’une autre œuvre d’art (qui n’est pas sans rappeler les travaux d’un Jiri Kolar) : les pages broyées sont transformées en ballots de papier décoratifs !
Divers incidents et personnages tragi-comiques viennent émailler cette fable sensible et émouvante qui invite le lecteur à une aimable réflexion sur la modernité, digne à la fois de nos philosophes des Lumières et des meilleurs esprits libertaires.
Une trop bruyante solitude, d’abord diffusé en 1976 à Prague sous forme de « samizdat » (publication clandestine), est sans doute le livre qui a valu au grand écrivain tchèque le plus de notoriété.


UNE TROP BRUYANTE SOLITUDE
Bohumil Hrabal

ADAPTATION ET MISE EN SCÈNE
Hugo Verrecchia

DISTRIBUTION
Hanta :
Giorgio Carpintieri

CREATION LUMIÈRE
Hugo Verrecchia

COSTUMES, ACCESSOIRES, DÉCORS
Milena Tusa-Carpintieri

PHOTOS
David Gaubiac

 

Une trop bruyante solitude